Le 21 septembre 2011 nous avons fêté chez Laurianne Boucris, Présidente des Comités de Lecture, les lauréats 2011 du Prix WIZO :
Shochana Boukobza pour "Le troisième jour" et Haim Sabato pour "Lunes d’automne"
Joëlle Lezmi, notre Présidente, Nevo Kulman, Attaché culturel de l’Ambassade d’Israël, Guy Rozanowicz de Radio J, les éditeurs, nos amis écrivains, le Comité de Lecture et de nombreux amis et amies de la WIZO entouraient Chochana Boukobza et Matthew Miller de « Koren Publishers Jerusalem », qui était tout exprès venu nous apporter un vibrant message de Haïm Sabato, retenu en Israël en cette veille des Grandes Fêtes de l’année.
Myriam Tapia, membre du Comité de Lecture, évoqua avec émotion l’écho profond que la lecture de Lunes d’Automne éveille en chacun de nous. Dans sa missive, lue par Mathew Miller, l’auteur nous dit : « Je m’étais tout à coup rendu compte que l’âme possède une corde que seules les histoires peuvent faire vibrer (…) Et j’atteste, Mesdames et Messieurs, que Lunes d’automne contient l’essence de mon cœur. (…) Ce livre a été écrit avec beaucoup d’amour et de foi. La rédaction de Lunes d’Automne, marquée d’une grande douleur, m’a néanmoins enveloppé tout entier d’une joie profonde, belle et douce. Il m’est impossible de vous la décrire et je n’en connais pas de plus grande : je veux parler de la joie de la création (…). L’honneur que vous me rendez m’est cher, mais l’honneur de la Torah et de la terre d’Israël m’empêchent de me retrouver parmi vous pour cette soirée si particulière et je me vois obligé de vous envoyer mes meilleures salutations de loin. Soyez bénis et puissions-nous nous retrouver en terre d’Israël ».
Lumineuse et enchanteresse, telle nous est apparue Chochanah Boukobza. Bella Boutbol du Comité de Lecture remercia Chochana d’avoir su lier deux destins : l’un sépharade, l’autre ashkenaze en restituant les mots que nous avons entendus enfants et que nous devons transmettre à notre tour.
« Nous sommes un peuple géographiquement dispersé ; chacun de nous porte en lui l’exil d’Espagne, la Shoah » nous dit Chochana. Son livre, réunissant deux femmes musiciennes, résonne comme un cantique du souvenir et contient à la fois une flamboyante promesse d’avenir. « Je ne connais pas les visages de mes personnages, je n’ai pas l’expérience de la guerre, nous dit-elle encore, je suis un passeur ».
C’est cette parole que relève Joëlle Lezmi : « la femme juive, la Wizéenne, est par excellence un passeur de mémoire. »
R. Croitoru