« Optimiser le yiddish, montrer son actualité et son avenir, telle est notre mission », déclare Gilles Rozier, directeur de la Maison de la culture yiddish-Bibliothèque Medem, et également romancier. Son livre est bouleversant : La Promesse d’Oslo (Denoël). Proche d’un Singer, on dirait un roman traduit du yiddish.
Pour Gilles Rozier, cette culture dépasse la tragédie : « Nous devons montrer qu’il y a une littérature, une langue avant et après. On cite toujours Talila, mais beaucoup de chanteurs essaient d’adapter le yiddish au monde moderne, de le mixer, sans parler du klezmer, apparenté au jazz et qui vient tout droit du yiddish. Bien sûr, il faut parfois recoller les morceaux. Un jour, en cours, j’ai demandé à une élève de 25 ans d’où venait sa grand-mère, elle s’est mise à pleurer. Mais elle n’avait rien connu de tout cela. »