Jeana Altbuch, écrivain et membre du Comité de Lecture, était aux commandes de la Fête du Livre cette année. Elle a eu la lumineuse idée de réunir Raphaël Draï, Professeur de droit et de sciences politiques, profondément engagé dans le dialogue inter-religieux, ami de toujours de la WIZO et Monseigneur de Moulins-Beaufort, Evêque auxiliaire de Paris : un échange d’une haute tenue le jour même où le Pape Benoît XVI d’origine allemande rencontrait à Berlin la communauté juive. L’entretien était centré principalement sur le livre de Benoît XVl « Jésus de Nazareth » (tome 2 Editions du Rocher). Vouloir à tout prix convertir le peuple juif, c’est priver l’humanité d’une lumière suggère Benoît XVI. La démarche du Pape, souligne Monseigneur de Moulins-Beaufort, fait avancer l’histoire. Et Raphael Draï d’appeler à la poursuite du dialogue judéo-chrétien pour en finir avec 20 siècles de polémiques.
De grands noms étaient présents et largement entourés : Marek Halter : "Histoire du peuple juif, Le kabbaliste de Prague", Frédéric Encel : "La géopolitique d’Israël" ; dès l’entrée, à la première table, Jean-Pierre Allali, avec son dernier livre :"Les vengeurs de la maison sublime", un épisode de l’existence juive à Rouen au Moyen-Age.
Pas de Fête du Livre sans la présence de Laurent Seksik, notre Prix WIZO 2000, avec un nouveau livre : La légende des fils, roman d’apprentissage entre amour d’une mère et démence paternelle. Et Philippe Grimbert, Prix WIZO 2005 avec Un garçon singulier : une émouvante rencontre. Une nouvelle venue : Sylvie Ohayon, avec un premier livre : Papa was not a Rolling Stone : l’ascension d’une battante contée avec un humour dévastateur (Prix de la Closerie des Lilas). Nous avons rencontré Maud Haymovici dont Le dernier cours d’histoire découvre la vie exemplaire du père juif qu’une famille bien-pensante s’acharne à méconnaître. Le livre sur la table de Nicole Bacharan, Françoise Héritier, Sylviane Agacinsky, Michelle Perrot nous contait La plus belle histoire des femmes.
Peut-être vous êtes vous installés à une table du salon de thé et avez-vous eu le loisir de vous inspirer de la parole de Victor Hugo qui était cette année la devise du Salon, « La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez le rayonner, laissez-le faire »
R. Croitoru